Le prix des faveurs permanentes de sa compagne

Publié le par Grand Beau et Riche Pays



23.07.09 LePotentiel    Le mariage est en train de devenir un chemin de la croix. Considérant leur fille comme une marchandise à vendre au prix le plus fort, certaines familles exigent au futur gendre des biens et une dot inimaginables. La dot est souvent perçue en dollars américains. De ce fait, de plus en plus de filles tardent à être prises en mariage. D' où la multitude de filles-mères et le phénomène très répandu de concubinage. Faut-il alors, pour relativiser les choses, que le parlement adopte une loi fixant la marge autorisée de la dot en RDC ? « Peut-être, mais qui l'appliquera ? »

 

Les rédacteurs du Code de la Famille sont tombés dans le piège technique en faisant de la dot une des conditions de fond du mariage, en sorte qu' en l' absence de dot, le mariage serait nul. De plus, la composition de la dot est mentionnée dans l' acte de mariage en termes de poules, chèvres, pagnes, argent, etc.

 

La loi a prévu la possibilité d' une dot symbolique et elle autorise le Chef de l' Etat à en fixer le plafond de la dot. Mais il semble qu' on a oublié jusqu' à la fonction traditionnelle de la dot qui servait de garantie de bon traitements de l' épouse, de transfert de la filiation par lignage, etc. La dot n' est plus perçue que comme un prix de vente des faveurs permanentes d' une compagne. On n' en réclame plus le remboursement en cas de divorce aux torts de l' épouse. Il ne reste plus que l' opportunité de déplumer le jeune marié et de toucher des dividendes sur la mariée, et sans responsabilité envers le ménage qui se forme. 

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