Nseke oui, barrage non
12.08.2009 La SNEL réalise des travaux pour sécuriser et renforcer la centrale hydroélectrique de Nseke. Les ouvrages en maçonnerie ont été refaits pour permettre les grands travaux de réhabilitation et de modernisation des équipements. Mais pendant ce temps, des voleurs se sont emparés de 300 mètres de câbles électriques et sectionné un pylône. Le gouverneur Katumbi, inconsolable, a sollicité la contribution de toute la population dans la recherche de ces voleurs, alors qu' une entreprise minière a dû débourser la somme de 200 millions de dollars américains pour financer les travaux.
Le gouverneur trébuche sur les chiffres. La société TFM a avancé 42 millions et non 200 millions pour Nseke.
Le vol des câbles électriques alimente les opérateurs miniers dont aucun n' a jamais été sanctionné.
En lançant le barrage de Inga II et la ligne électrique " la plus longue du Monde" de Inga-Shaba, Mobutu avait commencé par décider de démanteler les barrages et les centrales électriques du Katanga minier ( lacs Tshangalele et Lualaba). Heureusement, le professeur Malu l' en dissuada, car les dysfonctionnements de Inga justifient recourir aux installations katangaises.
Le projet Inga-Shaba avait été arrangé avec Maurice Tempelsman, actionnaire dans SMTF que Inga II allait alimenter en électricité. Mais trente ans plus tard, la TFM a choisi d' être alimenté localement par Nseke ( ex Le Marinel).
Cet investissement se fait dans le désordre. Il existe un seul barrage sur le Lualaba et la même retenue d' eau alimente en série les centrales de Nzilo et de Nseke et , prochainement de Businga. Mais aucune attention sérieuse n' est portée au barrage lui-même.
On aurait déboursé à peine 50.000 USD pour la remise en état des systèmes de surveillance et de sécurité, et une seule sonde sur cinq a été remplacée pour suivre les mouvements des roches où est ancré l' ouvrage. Quel est le sérieux d' injecter des dizaines de millions de dollars si le barrage en amont n' est ni entretenu, ni surveillé? Et s' il lui arrivait de bouger et de lâcher?
Les milliards américains ont besoin d' intelligences nationales.
Cet investissement se fait dans le désordre. Il existe un seul barrage sur le Lualaba et la même retenue d' eau alimente en série les centrales de Nzilo et de Nseke et , prochainement de Businga. Mais aucune attention sérieuse n' est portée au barrage lui-même. On aurait déboursé à peine 50.000 USD pour la remise en état des systèmes de surveillance et de sécurité, et une seule sonde sur cinq a été remplacée pour suivre les mouvements des roches où est ancré l' ouvrage. Quel est le sérieux d' injecter des dizaines de millions de dollars si le barrage en amont n' est ni entretenu, ni surveillé? Et s' il lui arrivait de bouger et de lâcher?
Les milliards américains ont besoin d' intelligences nationales.
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